4 ans de zéro déchet : comment tout a commencé

Zéro déchet comment tout a commencé

Aujourd’hui, samedi 16 mars 2019 est un jour spécial ! Cela fait 4 ans jour pour jour que j’ai commencé le zéro déchet. Et c’est aussi aujourd’hui qu’a lieu partout en France la marche du siècle pour le climat ! Alors, pour cet anniversaire un peu spécial, je vais vous raconter comment tout a démarré entre moi et le zéro déchet.

Mon déclic zéro déchet

Zéro déchet de Béa Johnson

Tout a commencé après avoir vu un reportage sur Béa Johnson à la télé. J’ai été conquise. Je me suis dit que si elle, elle arrivait à n’avoir quasiment aucun déchet, je pourrais au moins réduire les miens. Suite à ça, j’ai vu qu’elle donnait une conférence à 1 heure de chez moi, alors j’y suis allée, et j’ai également acheté son livre qui m’a aidé à assumer mon nouveau mode de vie.

Le zéro déchet : personne n’y croit

Mais quand j’ai commencé à en parler autour de moi, personne n’y croyait :

  • C’est pas possible.
  • À San Francisco peut-être mais ici c’est impossible !
  • Dans une grande ville à la rigueur.
  • C’est extrême.
  • Ça rime à rien.
  • C’est aux industriels de faire des efforts.
  • Nous on fait déjà assez comme ça.
  • On paie des impôts pour les poubelles alors…
  • Ça tue des emplois
  • J’ai pas le temps, contrairement à toi !
  • Il faut bien se faire plaisir aussi !
  • Je trie mes déchets c’est déjà pas si mal
  • Et tu fais quoi de tes déchets alors ? Tu les manges ?

Aussi méchantes, sarcastiques ou méprisantes, ces réflexions ne m’ont pas arrêtées car j’étais sûre de moi. Je trouvais que c’était facile de se dire “On n’y peut rien, ce n’est pas de ma faute, etc.” Alors j’ai voulu prouver autour de moi que si, c’est possible. J’ai dû convaincre, tout le temps. Mon mari d’abord. Et comme il a vite vu tous les bénéfices que ça nous apportait, ça lui a plu.

Adieu déchets bonjour minimalisme

Premiers pas vers le zéro déchet

Le premier geste zéro déchet a été d’installer un composteur. Ce qui a permis de réduire considérablement nos déchets destinés aux incinérables. À l’époque, je faisais mes courses au Leclerc drive. J’y suis donc allée. À vrai dire, je ne savais pas où il était possible d’aller ailleurs. En revenant de mes courses, j’ai décidé d’enlever tout de suite tous les emballages que je venais d’acheter. J’ai donc tout jeté d’un coup dans ma poubelle vide qui en un instant était remplie de plastique. Là, je me suis dis “plus jamais“. C’est à ce moment là que j’ai découvert qu’il y avait un magasin bio dans ma ville et qu’il vendait un peu de vrac.

Courses en vrac zéro déchet

Puis, petit à petit j’ai cherché et trouvé des solutions pour remplacer chaque produit que j’achetais auparavant emballé. Parfois j’ai fait des erreurs. En voulant être “trop zéro déchet”, je faisais trop de route ou je commandais des produits, certes pas emballés, mais qui venaient de l’autre bout du globe. J’ai réalisé qu’il fallait voir les choses dans leur globalité en prenant en compte notre bilan carbone.

Vin et huile en vrac zéro déchet

Séances drastiques de désencombrement

Quand j’ai commencé le zéro déchet, je me suis aussi lancée dans le désencombrement. Qu’ai-je fait des produits désencombrés ? Je les ai donnés, vendus, envoyés au tri et parfois jetés quand toutes les autres solutions étaient épuisées.

Tout d’abord, mon garde-manger. J’ai acheté mes premiers bocaux Le Parfait, neufs chez Leclerc, avec le film plastique autour… Après j’ai découvert qu’on pouvait en trouver d’occasion facilement.

J’ai supprimé les produits périmé, ceux trop mauvais pour la santé, regroupé ceux en doubles et enlevé la plupart des emballages de ceux qu’il me restait. Je les ai mis en bocaux, je voulais visualiser ce que j’avais.

J’ai supprimé les produits d’entretien toxiques, c’est-à-dire tous. Au départ je voulais les finir. Mais lorsque J’ai vu ma fille de moins d’1 an lécher la table basse que je venais d’asperger de produit nettoyant, j’ai décidé de me séparer de tout. J’ai fait pareil pour les produits dans la salle de bain.

J’ai fait aussi le tri dans les vêtements, les jouets, les affaires de bureaux, les mails, les amis facebook…

Désencombrer permet de faire le tri dans sa tête et de se désintoxiquer de la société de consommation dans laquelle nous vivons.

Finalement, un pas en entraînant un autre, j’ai drastiquement réduit les déchets de la famille, je me suis aussi mise au bio, au local, au fait-maison, au minimalisme, j’ai réduit notre consommation de viande… Et j’essaie de prendre en compte notre impact écologique dans sa globalité. Et vous, comment avez-vous commencé le zéro déchet ?

2 réflexions sur “4 ans de zéro déchet : comment tout a commencé

  1. bonjour et merci pour cet article. je me lance aussi dans le zéro déchet, à 56 ans il est temps … ce qui me manque souvent dans les conseils (et dans votre article) c’est par quoi remplacer les produits d’entretien, de salle de bain, etc
    pour répondre à votre question: comment ça a commencé, je m’y suis mis en lisant des articles sur les continents plastiques : je suis passé des lames de rasoir jetables au coupe choux (c’est super agréable) et à ne plus rien acheter en conteneur plastique: C’est possible mais super dur
    maintenant je remplace le plus souvent possible mon diesel par le vélo
    côté produits d’entretien j’utilise beaucoup le savon de marseille mais ça laisse un peu trop souvent des traces
    merci encore
    et bonne journée

    1. Bonjour, merci pour votre commentaire. Il n’est jamais trop tard pour se mettre au zéro déchet ! Je ferai prochainement un article sur les produits d’entretien que j’utilise. Bonne journée !

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