Comment la Greener Family s’est lancée dans la démarche zéro déchet ?

Objectif zéro déchet vous propose l’interview vidéo de la famille qui a su allier zéro déchet et écofrugalité. La Greener Family, engagée dans la démarche depuis 5 ans, a bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions.

Greener Daddy : Bonjour, je m’appelle Julien.

Greener Mummy : Bonjour je m’appelle Carole. 

Greener Daddy : Mais je suis également Greener Daddy.

Greener Mummy : Et Greener Mummy.

Greener Daddy : Et nous sommes la Greener Family et depuis 5 ans nous témoignons sur notre blog et les réseaux sociaux de notre démarche zéro déchet et ecofrugale. 

Où en êtes-vous de votre démarche zéro déchet ? 

Greener Mummy : Ça fait 5 ans qu’on a démarré la démarche zéro déchet. 

Greener Daddy : Oui, elle s’est un peu élargie un peu plus largement. Donc ce n’est pas uniquement réduire les déchets, mais c’est faire mieux avec moins et aujourd’hui, on partage principalement toute notre expérience. 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de supprimer vos déchets ?

Greener Mummy : Alors, c’est quand on est arrivés ici. Quand on est arrivés ici dans cette maison il y a 5 ans, on jetait comme d’habitude quand on vivait en appartement dans la grande ville. Et je trouvais que ça faisait tâche tous ces amoncellements de poubelles qui attendaient pour aller jusqu’à la poubelle au fond du jardin pour après que les éboueurs aillent les chercher. Ça faisait tache et je trouvais que c’était énorme ce qu’on jetait. Et donc j’ai commencé à mettre mon nez dans ces poubelles pour voir qu’est ce qui n’allait pas. Et je me suis aperçue qu’il y avait beaucoup d’emballages. Donc je me suis dit pourquoi pas les éliminer, enfin oui ! Faire quelque chose. Et donc c’est parti de là. 

Avez-vous été inspiré par une personne en particulier ?

Greener Daddy : Oui.

Greener Mummy : Oui on a été inspiré par un livre, par un livre de Béa Johnson.

Greener Daddy : Zéro déchet. C’était son livre en effet, et je me souviens que moi, j’avais lu le sous-titre de ce livre qui parlait d’économies. 

Greener Mummy : Oui, et moi j’étais restée fixée sur le gros titre le zéro déchet. Voilà et c’est comme ça que ça a commencé. 

Quel impact le zéro déchet a-t-il eu sur votre vie ? A-t-il changé votre façon de vivre au quotidien ? 

Greener Daddy : Complètement. Je dirais un impact peut-être qu’on ne voit pas, mais qui est la positivité, la santé, la bienveillance. Il y a pleins de choses qui aujourd’hui nous ressurgissent, qui je pense sont liées à cette démarche qu’on a entamé il y a 5 ans maintenant.   

Greener Mummy : Oui ça fait effet boule de neige où la manière de penser n’est pas du tout pareil. On pense différemment quand on va faire ses courses, quand on prépare ses repas, quand on va acheter un objet, quand on va acheter quelque chose, un produit ménager… Je ne sais pas, enfin bref, quand on va acheter quelque chose, on a une pensée qui est complètement différente. Ça fait un effet boule de neige sur notre manière de vivre, notre manière de côtoyer les gens d’appréhender le métier… 

Greener Daddy : La santé aussi où finalement régulièrement on se fait la réflexion qu’on n’est pas malade.

Greener Mummy : Oui c’est vrai qu’on ne l’a pas été. Peut-être que c’est l’air de la campagne qui fait qu’on n’est moins malade, mais c’est vrai que même les enfants, je me souviens de ces bronchiolites, de ses toux chroniques qui arrivent tout le temps en plein hiver. Depuis qu’on est ici, c’est peut-être, je ne vais pas dire jamais, peut-être que c’est arrivé, mais beaucoup moins que quand on était dans la grande ville.

Greener Daddy : Ce qui est sûr c’est que ça a changé beaucoup de choses en bien et en positif. 

Quels ont été vos changements les plus radicaux pour tendre vers le zéro déchet ? 

Greener Daddy : Je crois que le plus radical ça a été de sortir quasi complètement des supermarchés.

Greener Mummy : Oui

Greener Daddy : Où là en fait, ça reste des achats vraiment qu’on n’arrive pas vraiment encore à trouver ailleurs. Je pense en particulier au jus d’orange, qui est quelque chose qu’on boit encore beaucoup. À part ça… Ou peut être du lait qu’on a encore du mal à trouver en vrac ou en grande quantité. On est complètement sorti du supermarché, je crois que c’est ce qui est le plus impactant. 

Qu’est-ce que le passage au zéro déchet vous a appris sur vous ?

Greener Daddy : Qu’on est capable de le faire.
Greener Mummy : Oui quand on veut on peut, on se donne les moyens. Ce n’est pas facile, mais oui, quand on peut installer des choses, on peut le faire petit à petit. 

Greener Daddy : On ne se juge pas, on teste, on essaye, oui. Si ca marche, ben c’est parti, si ca ne marche pas, on le réessayera plus tard. 

Greener Daddy : Voilà.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à changer dans vos habitudes ?

Greener Daddy : Bonne question. 

Greener Mummy : Je me souviens quand je suis passée au zéro déchet tout ce qui était cosmétique pour moi c’était impossible de pouvoir passer dans le zéro déchet, dans les cosmétiques. Ça s’est vraiment fait… C’est un cheminement personnel. Déjà le déodorant, le maquillage… Le maquillage ce n’est pas encore top. Tout ce qui est cosmétique, c’est petit à petit, je ne suis pas parfaite sur ce côté-là.  

Greener Daddy : Et on en parlait tout à l’heure, le jus d’orange. En fait, c’est même globalement la façon qu’on a de manger. On a changé beaucoup de choses, on s’est adapté, on a arrêté des choses, puis on a essayé d’en changer. Il y a des choses qu’on n’arrive pas à changer, donc on continue de boire du lait, on continue de boire du jus d’orange. Et donc du coup, comme on ne trouve pas pour l’instant… 

Greener Mummy : C’est que c’est pas le moment aussi. 

Greener Daddy : C’est que c’est pas le moment ou qu’on n’a pas réussi à réduire vraiment tout ça. Voilà, ça reste les choses un peu difficile donc on fait encore pas mal de… C’est plus des emballages, c’est des cartons, donc ça se recycle, mais quand même.

Est-ce que le zéro déchet a eu un impact sur la relation entre les membres de votre famille ?

Greener Daddy : Je dirais que ça nous a soudé puisque finalement on a un projet commun quelque part, en plus de ce qu’on fait déjà, on essaye d’inculquer ça aux enfants à nous…

Greener Mummy : Après je ne sais pas si la question aussi portait sur la famille en général.

Greener Daddy : Ah en général…

Greener Mummy : Parce que c’est vrai qu’on a… 

Greener Daddy : Ça fait rire.

Greener Mummy : Oui on n’impose pas, on n’impose pas notre manière de vivre. Nous, on s’adapte. Ça reste dans le cercle personnel. 

Greener Daddy : Oui.

Greener Mummy : Au-delà, on en parle parce qu’on nous en parle mais c’est pas nous qui allons aborder le sujet et dire : “Ah non, ça c’est mal ! Ah non, fait pas ça comme ça !” On prend les gens comme ils sont aussi et voilà.

Greener Daddy : Alors, il y a une phrase, je ne sais plus qui la dite, mais en tout cas, en parlant de cette démarche-là, elle disait : “On rayonne positif”. Et en fait, en montrant l’exemple, en fait, c’est la façon dont on passe le message. On n’impose rien, on montre comment on fait, on montre que c’est possible, et indirectement on se rend compte que ça a de l’effet sur les gens. Et on le voit. Quand je me souviens de certains cadeaux qui étaient en rapport avec cette démarche-là, des discussions qu’on a eu… On voit que ça fait un effet sans avoir à dire quoi que ce soit sur ça.

Vous arrive-t-il de vous sentir à l’écart dans certaines situations sociales ?

Greener Daddy : C’est intéressant, on en parlait l’autre jour. Pour les commerçants, c’est simple, si eux ne sont pas dans la démarche, on va voir d’autres commerçants. Donc ça, c’est réglé.

Greener Mummy : Ça on s’était mis d’accord dès le départ, s’ils veulent pas, on change de commerçants. 

Greener Daddy : Ça c’est facile, et en plus, ça donne un certain poids sur cette démarche-là. Et puis finalement, on est entouré de gens, je pense qu’indirectement, on s’entoure de gens qui sont en accord avec cette démarche-là. Donc on n’a jamais eu à pâtir de cette démarche vis-à-vis des autres.

Quel a été pour vous le produit ou l’objet le plus difficile à trouver ou à remplacer ?

Greener Daddy : Là j’en ai pas qui me viennent à l’esprit. 

Greener Mummy : Non parce qu’en fait à partir du moment où ça devenait compliqué ou on n’avait pas trouvé de solutions, on ne le faisait pas. On continuait jusqu’au jour où on trouve la solution. 

Greener Daddy : Oui.

Greener Mummy : J’ai pas cette sensation de…

Greener Daddy : Si, on en revient au lait, on en revient au jus d’orange.

Greener Mummy : Oui mais c’est parce que c’est pas le moment et qu’on a pas trouvé la solution adéquate, à côté, pour pas faire des kilomètres pour le prendre. 

Greener Daddy : Oui.

Greener Mummy : Voilà c’est ça.

Greener Daddy : C’est vrai. Un des points clé de la démarche, en tout cas chez nous, c’est de se dire que ça ne doit pas être une contrainte. Donc on ne s’impose rien, enfin, on ne s’oblige à rien. Et donc, effectivement, si ça ne rentre pas dans la démarche pour nous, ben tant pis, on verra plus tard. 

Greener Mummy : Oui c’est ça.

Quel est l’objet zéro déchet que vous emportez partout avec vous ?

Greener Mummy : Le tote bag.

Greener Daddy : La gourde. Et au bureau, fut un temps où j’emmenais tous les jours ma serviette, parce qu’il y avait une cantine. Donc, j’étais tout content d’emmener ma serviette de table, et au bureau aujourd’hui je viens aussi avec mes couverts. Mais sinon, oui la gourde. 

Quel est votre argument principal pour convaincre d’autres personnes de réduire leurs déchets ?

Greener Mummy : C’est facile.

Greener Daddy : C’est facile. À priori, on ne cherche pas à convaincre.

Greener Mummy : Oui.

Greener Daddy : On montre l’exemple. On préfère que les gens se posent des questions. Les arguments tout le monde les connaît donc ca ne sert à rien. 

Greener Mummy : De toute façon, c’est le premier pas. Le premier pas, c’est le plus dur, mais dès qu’on a fait le premier pas, tout coule tout seul et à son rythme.

Vous reste-t-il des points à améliorer ?

Greener Mummy : Oh il y a beaucoup de points encore à améliorer. 

Greener Daddy : Oui. On est loin, c’est vrai que dans la démarche, on voit cette image du bocal de déchets. Donc on en est très loin, puisqu’aujourd’hui, il nous reste encore 5 kilos par personne et par an. Versus les 250 en moyenne d’un Français. Donc, on est quand même très bien, on va dire en général, mais on est très loin de cet objet “bocal” qui est un peu le Graal du zéro déchet. En tout cas, quand on l’avait lu, c’était l’objectif à atteindre. Donc, on en est très loin, mais je ne sais pas si c’est notre objectif en fait.

Greener Mummy : Parce que oui, on peut s’améliorer, on le fait petit à petit. 

Greener Daddy : À priori, aujourd’hui on en est satisfait. On peut toujours faire mieux. 

Greener Mummy : Je pense que là, au bout de 5 ans, on est un peu plus cool sur le zéro déchet et l’écofrugalité en général. Et on se met moins la pression de ce bocal à atteindre. On a fait pas mal de chose. Peut-être qu’on arrive à un stade où il faut qu’on se force pour passer à l’étape d’après. Et je pense qu’on n’est pas encore prêt à passer cette étape-là. On s’en approche. Mais c’est comme on le dit à chaque fois, on le fait à notre rythme et avec plaisir, parce que c’est quand même un changement d’habitudes, et si on ne le fait pas avec plaisir, ce serait quand même un peu compliqué. Ça serait dommage, et c’est ça, donc on n’a pas encore trouvé l’angle plaisir pour peut-être dépasser ce cap-là. 

Si vous deviez donner votre meilleur conseil aux personnes souhaitant se lancer dans le zéro déchet, quel serait-il ?

Greener Daddy : Allez-y à votre rythme. 

Greener Mummy : Oui. 

Greener Daddy : Trouvez votre porte d’entrée.

Greener Mummy : Oui, c’est ça porte d’entrée. Parce que nous on la prise par la cuisine, mais il y en a d’autres qui vont prendre cette porte d’entrée dans la salle de bain ou même le tri. Chacun a sa porte d’entrée, et il ne faut pas se comparer aux autres. C’est vous. Vous le faites pour vous. Vous n’avez pas de compte à rendre à d’autres personnes, vous avez des comptes à rendre avec vous-même ou avec la planète, mais pas avec d’autres personnes. Donc soyez déjà contents de ce que vous faites et ça va venir tout seul. 

Greener Daddy : Et puis un des autres arguments au-delà de la réduction des déchets, ce sont les économies qu’on peut faire. Vous verrez que c’est assez intéressant de pouvoir faire 20 à 30 % d’économies avec cette démarche-là. 

Merci 🙂 

Retrouvez la Greener Family sur https://greenerfamily.fr/

Greener Daddy : Merci a vous. 

Greener Mummy : Merci. 

Greener Daddy : Au revoir.

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Laura Bégot

Je suis Laura Bégot, je vis en Bretagne et plus précisément dans le Finistère. J’ai 35 ans, mon conjoint aussi, mes enfants ont 13 ans, 6 ans et 2 ans. En 2015, j’ai pris la décision de supprimer les déchets de la famille. Je ne suis pas particulièrement écolo, mais j’ai toujours été sensible au sort de notre planète et de nos descendants. Cependant, je pestais après tous ces gouvernements qui n’en n’ont rien à faire, qui restent les bras croisés à attendre que l’on continue un peu plus à s’auto-détruire. Le monde entier est concerné mais rien n’est fait. J’ai compris récemment que s’il l’on veut que le monde change, il faut commencer par être le changement que l’on veut voir. J’ai compris que l’on peut agir. N’ayons pas peur de sortir du cadre. Au contraire, sortons du cadre et construisons une nouvelle façon de vivre.

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